The Apper's Bazaar !

Alexandra Apperce, le blog.

jeudi 07 janvier

Romanizer

Bon. Je termine Fb Superstar ( j'en suis à ce stade où on réécrit tout ce qui est moche, ce qui n'est pas la partie la plus simple, enfin, disons que c'est autre chose, niveau "writing process"), en ce moment même, à cette seconde même, le fichier est ouvert alors que jer2udl9zg perds 4 minutes précieuses à flatter je sais pas quoi sur canalblog et mon ego sur Facebook, ah non, je viens de fermer la fenêtre FB, parce que hein bon...Donc, je corrige, je rallonge, en fait, the problem is qu'un nouvel article vachti intéressant (article-clé j'entends) sur fb est pondu à peu près tous les jours, avec à son bord, un paramètre encore plus vachti intéressant que je me dois d'ajouter à mon bouquin, parce que : petit un: ça change la donne, petit deux: ça apporte une précision plus qu'incontournable sur le because of the why, enfin bref, un vrai casse-tête d'injecter chaque jour de nouvelles données aux bons endroits, je vous raconte pas la dentelle décalée. Ceci dit, je suis très consciente du fait qu'il va falloir le terminer ce machin, et qu'évidemment, une fois imprimé, je vais hurler aux loups parce qu'une info foutra plusieurs de mes paragraphes en l'air, ceci dit, c'est un peu ma faute, quand on décide de tripoter un sujet internetesque, faut s'attendre à ce que le liquide soit instable, en mouvement tout le temps, bref vivant. De plus, en ce moment j'ai qu'un oeil, ( ben oui les robots aussi choppent des conjonctivites de ouf ), mais ce n'est pas le fait de ressembler à Rocky qui m'empêchera de finir ce truc. Foi de cyclope.

Posté par Alexxandra à 11:05:00 AM - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 26 novembre

Facebook Superstar

"Harvard, 2004.

M. Zuckerberg, D. Moskowitz, C.Hugues sont heureux de vous annoncer la naissance de Facebook.

Les parents se portent bien, leur création pèse, depuis son ouverture sur la planète entière en 2006, 300 millions de membres à ce jour.

Son but : rassembler des personnes proches, inconnues ou autres.

Faits d’armes : 2eme site le plus visité au monde après Google.

Signe particulier : vous."

Alors voilà. En ce moment je termine l'écriture de "Facebook Superstar". Pour résumer la chose, on va dire qu'il myawallace_gmails'agit d'un livret dans lequel je relate la "Facebook ambiance", du moins, comme je la ressens  MOI , vue  de ma lucarne à MOI, dans ma position de "pas spécialiste du tout" mais "utilisatrice quand même". Je m'emploie à manier le sujet sur un ton plutôt relax&funky parce que souvent les guides se prennent vachement au sérieux et leur lecture devient vite "so boring", du coup, j'ai trouvé l'idée cool, à la fois dans le fond et dans sa forme, de parler du phénomène, en rigolant quand-même, parce que finalement, c'est pas tragique du tout (je crois). Je précise également, à l'attention de tous mes petits comparses facebookiens, que je ne cite aucun nom, voilà, c'est dit. ( Non parce que certains se sont mis à flipper quand j'ai dit que j'écrivais un livre sur FB, rhaa la la, n'importe quoi).

_Bon, pensons également aux english visitors:
 

"Harvard, on 2004.

Mr Zuckerberg, D. Moskowitz, C.Hugues are so happy to announce  the birth of Facebook.

The relatives go well, their creation weighs, since its opening on the whole planet in 2006, 300 millions of members to this holy day of bliss.

Its purpose: gather the close, unknown or other persons.

Exploits: 2eme site the most visited to the world after Google. ( Oh, really?)

Distinguishing feature: you". 

Then ! Here we are, at the moment I end the writing of "Facebook Superstar", to summarize the thing, we are going to say that it is about a textbook, a guide, who explains a little Facebook, finally seen by my window,  my window of " not specialist " but only "user", I am used to put it a rather relaxed tone, because often guides take themselves tremendously seriously and their reading becomes fast "so boring", as a result, I found the idea cool, at once in the bottom and in its shape, to speak about the phenomenon, by laughing when even, because finally, it is not tragic of the whole (I believe). I also specify, for the attention of all my small facebookiens colleagues, that I quote no name, Here we are : it is said. (Some put themselves in pinball machine when I said that I wrote a book on FB, oh lord, who do they think I might be?). 

_To the american visitors:

Yes ! Here we are. I’m fuckin’ ending the writing of "Faaaaceboook Superstarrrr" ! To say a little fuckin’ bit of it, it’s a trash textbook you know, who explains what's this fuckin’ Facebook, finally seen by my own window of motherfuckin’ user you see, but in a relax tone because often, guides are pissin’off with a screwin’ motherfuckin’ tone of «I know everything but you , jerk ». I found the idea fuckin’cool for my business and so fashion! For those on Facebook, who freaked out when I said I was about to write  this facebook bullshit thing, who warned me like this « don’t quote my fuckin’ name ha! », I’ll just say: hey damn! Who d’ya think I fuckin’ am, a bitch kickin' asses into a fuckin' book ?

_Per lo visitoro espagnolos: (voilà ce que c'est d'avoir fait allemand LV1)

"Harvardo, in 2004

Senior Zuckerberg, D.Moskowitz, C.Hugues sono hysterico d’annonciada la nessancia de ler attractivo bb : el petito Facebooko. Los parentos se sento tambien, le bb pesos depoui la creacion in 2006 sour tou lé globo: 300 milliones de membros.

Son redoutablos buto : reliero los hombres del universo et perché no con Benicio del Toro (oh miamo).

Successo : el secundo sito lé plou visitada des mundes mé apers los santo Googla

Signas mue mue particuladas : tu e solo tu"

Voilà, je ne tomberai pas plus bas en vous la faisant en solognot.

Je retourne travailler de ce pas.

Arbeit über alles.

: )))


 

 

Posté par Alexxandra à 09:41:00 AM - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 01 novembre

Première page de " korrida ".

Ce soir, ce serait le bon.

La nuit et ses lumières vives orangées ne me disaient pas le contraire. J’adorais ce quartier dans lequel je vivais, ses odeurs de sandwiches aux IMG_3878piments, le dessin sinueux de ses rues claires, les terrasses investies à ras-bord et les éclats de rire qui finissaient comme des cailloux contre les vitres. Oui j’idéalisais cet endroit, ça ne se trouve pas tous les jours une implacable muraille contre le reste du monde ! Alors oui j’y tenais ! 

Je pavanais ici et me reconnaissais dans ce miroir factice aussi sombre fut-il à ses heures, et tous les visages que je croisais me semblaient familiers et beaux, comme ces inévitables tags qui couraient le long de la façade de mon immeuble et qui m’émouvaient à la manière d’une comédie dramatique américaine: pourquoi faire autrement quand on peut en faire trop ?

Ne me demandez pas comment le mot anarchie (écrit Anarchy par souci d’exotisme et de Sex Pistols) devenait soudainement une parole tendre et vulnérable même cernée de surnoms qui s’autoproclamaient chefs de bandes et d’hommages brefs à Tupac (Tupac = Dieu).  Pas la peine non plus de se laisser impressionner par des revendications fantaisistes de type: Reviens, peine de mort, elles ne sont pas là pour ça, sachez plutôt vous délecter d’une amertume bardée de références bien peignées: sauve qui peut ( ma vie).

Les murs se donnaient des airs importants et tout ceci ne présageait rien de bon. Cette indignation brouillonne aurait certainement dû me cuire les nerfs, me monter la tête contre tout, n’importe quoi, vous. Etonnamment, ces écritures saintes me distrayaient comme d’agréables chuchotis, des berceuses en plein air, la grande séduction ! J’imaginais le geste appliqué, amoureux de leurs auteurs, l’index écrasé sur le pulvérisateur dirigé contre le mur comme l’aurait été une bombe lacrymogène vers les yeux d’un agresseur.

Mes clés, je les tenais aussi serrées qu’une lettre d’amour et je palpitais d’émoi devant ces colères en lettres rouge, bleu métal, noir. Quelque part, je me sentais proche de ces garçons énervés qui se débarrassaient de leur haine à la hâte, cagoulés comme des braqueurs, prêts à courir, toujours.

J’ai grimpé les escaliers comme si ma propre vie m’attendait là-haut. Deux petits étages me séparaient d’un potentiel bonheur. Les clés plantées au creux de ma main gauche commençaient à me faire vraiment mal. Les pointes de mes escarpins laissaient des traces sombres sur la moquette, la minuterie cèderait avant que je n’arrive à la bonne porte.

Les voix dehors devenaient de plus en plus sourdes, lointaines et inutiles. Mon navire quittait le bord du monde. Je ne sais déjà plus avec qui je me trouvais une heure plus tôt et ne cherchais pas à m’en rappeler.

Je m’étais trompée sur le compte de la minuterie qui avait tenu le coup jusqu’ à la serrure. Mon chat miaulait fort et je sentais son corps se frotter contre la porte, la bête allait et venait frétillante comme le désespoir, on aurait dit que le dernier survivant sur une île apercevait enfin les secours.

J’ai laissé mon sac tomber à terre et lui ai prodigué les premiers soins. L’attente l’avait rendu un peu teigneux, aussi semblait-il tenir à défoncer le paquet de croquettes, ses griffes n’épargnaient pas la peau de mes mains. Le téléphone a sonné et j’ai laissé le répondeur faire son travail. Quand j’ai enfin allumé la lumière, le pelage blanc et luisant du chat est devenu soudainement mat, tandis que les petites dents de l’animal broyaient la nourriture dure comme de l’os.

Il était à peu près dix heures du soir et j’allais probablement dormir seule. Mon rendez-vous n’avait pas été bon. D’ordinaire, cette frustration me donnait furieusement envie de peindre, mais ce soir, les pinceaux resteraient secs. Il me fallait assouvir cette faim extraordinaire qui creusait mon estomac. Mon chat était repu, il se léchait les pattes une à une avec la même application que s’il avait dû éliminer des traces de sang entre ses griffes.

Je ne me laissai pas distraire plus longtemps, il y avait à faire ce soir, car il m’en fallait un autre, absolument, encore. Maintenant ! Je me suis assise face à l’ordinateur : ce soir ce serait le bon. J’avais une dalle de chat, mais rien ne saurait m’emplir davantage le ventre que de trouver enfin ma proie prochaine.

Windows a marqué un temps d’arrêt assez long avant de me livrer enfin son oxygène plein d’autres, gorgé de cibles potentielles. Facebook a demandé mon identifiant. Les fenêtres ne demandaient maintenant qu’à s’ouvrir sur l’avenir de celui que je cliquerai du doigt.

Posté par Alexxandra à 03:28:54 PM - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 08 octobre

The infidels.

Donc wala wala , the thing to do sera de pondre un ptit scénar pas très long mais quand même, (en collab' avec Giasco Bertoli,8538 photographe de son état mais ma foi multi-doué), à partir de ce que je viens de jeter sur ( sous?) Word, c'est à dire des phrases en vrac, tout ce qui me faisait penser à l'infidélité ( thème choisi par G. ). Mais attention, pas seulement l'infidélité genre "l'un reste l'autre part" hein, ça on s'en tape un peu. Alors il s'agira de l'infidélité de toutes sortes: envers soi-même, religieuse, politique, l'infidélité envers son épicier favori, sa couleur de prédilection, son médecin traitant, l'infidélité idéologique ( sa marque de clopes favorite) , culturelle ( son whisky préféré ), en gros, la façon dont nous avançons, repères au poing, plantant ( ou pas) nos coups de canif dans les contrats quels qu'ils soient ( mais pas que sous l'angle cucul...).
OK.
Du coup, voilou la tite prosette ( oui on est bien obligés d'inventer des termes pour ce qui ressemble à rien ou à pas encore grand chose), j'ai fait ça dans la précipitation pour des questions de spontaneité textuelle à laquelle je tiens, (ainsi je garde le "teenage spirit" as Van damme would say).
Well
Voici donc le petit support à scénar pas du tout dégrossi. Stop blabla.

The infidels:

I don’t talk about love

No one ever talks about LOVE

What it’s all about

Is

Appartenance.

J’ai une soif de chien

La vraie, hein !

Celle de la

Liberté. ( cette grande idée en forme de sens giratoire )

Je commets volontiers ce crime de ne vouloir

Qu’être à moi.

A vous tous ?

Il y a de sombres instants dans la vie

Où l’on doit promettre ( le buste d’équerre )

Se justifier ( manger sainement )

Etre cohérent ( ne pas boire modérément )

Que son discours serve

Son propre choix

( et avec grandiloquence, signez ici merci )

Ce que je fais

N’est ni plus ni moins que de la déconstruction

Du remaniement

Caractériel

Je ne suis qu’une girouette

Qui vous indique le temps

A droite

A gauche

Votre temps

Tic tac

Votre époque

Mais laquelle ?

Mes sensations fortes

Ne naissent que dans ce qui provoque

Ma soif ( et ma langue pend en ce moment-même )

I eat freedom

I bite freedom !

I don’t care about being lonesome

Je pourrais très bien ne pas être là

Qu’ils ne s’en ficheraient pas

Les autres. ( l’enfer ? )

Je promets ( encore ? )

Je jure ( démodé )

Fidélité

Aux autres

A ce qui m’entoure aussi

A l’environnement ( les herbes fraîches et tout le reste quel délice )

Si crasseux soit-il

Pour une année

Une vie ( c’est long )

Mais

Le vent tourne ( court )

Et je ne concèderai plus qu’une heure

Une après midi ?

Carrément ?

Bullshits

Be a man, say yes, eat that

Walk

Don’t walk

My ideas are growing up with me

Like handcuffs.

If I say «  forever » ( I suddenly become a doll )

It would walk without me ( fire )

Il fut une époque où ma fidélité avait un sens

Une énigme qui savait

Rester

Fraîche

Ça n’a pas duré

J’ai eu l’audace

Le malheur ( des uns )

De réfléchir

Et je l’ai de suite trahie

Cette amante de longue date

( C’est comme ça qu’on dit )

Pour faire bouger sa viande

Qu’elle ne meure jamais

( Peut-être que je l’aimais en fait )

Damn it !

Ça recommence

Le mot « toujours » gesticule dans son propre sac mortuaire

Je ne veux même plus le rogner cet os

Sa couleur me dégoûte

Une sorte de gris

Sale

Comme un mur d’hôpital

Dans un pays paumé, abandonné.

Largué ( c’est bateau )

La viande morte, la bidoche exsangue

Qui en voudrait ?

Pas même le supermarché du coin.

Qui aurait assez d’audace pour prendre ce mot : « toujours »

Pour ce qu’il n’est pas

Un pas

Deux pas

Rouler au pas

Je m’ennuie

Oui c’est ça je me cause des ennuis

Je ne retourne pas ma veste non jamais

Je ne l’enfile même pas, alors !

C’est en guenille que je me pointe aux banquets

Sages et bienséants

Je prends quand même le temps de m’installer

C’est vrai, on ne sait jamais

Et…

Comment ? Vous faîtes la diète ?

Gros mangeurs que vous êtes ?

Oui je suis du genre à me foutre dedans

Avec vaillance, s’il vous plaît !

I’m a life addict

And really addicted to

Myself

Addicted

Yes

ADDICTED

I’m my own illness

Hang me

High

Je n’ai pas de laisse

Tout juste un petit collier de chat de gouttière

Fidèle à ses toits

You

My roof

Ma phase terminale.

Je crois que…

Le criminel va se faire arrêter

Parce qu’il n’a pas de laisse…

Parce qu’il fait ses choix d’aller ici

Ou

Là ( la la la la la la )

Comme il l’entend ( que dites-vous ? )

Mais que fait la police ?

Il faut suivre SA musique ( dites ça aux flics )

Son petit Brahms personnel

I’m my own private Kurt Cobain

Et je n’ai pas de haine ( non )

Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait une histoire d’amour entre les choses

Les directions que l’on prend

Plus qu’avec

Les gens

Suis-je vraiment obligé de faire l’amour

A ce lampadaire qui m’éclaire la nuit ?

Ne puis-je pas m’adosser à un autre, un autre jour, une autre fois ?

Dois-je promettre le mariage a ce panneau de signalisation ?

Dois-je emménager avec cette indication d’autoroute ?

Dois-je baiser l’A6 ?

Should I fuck the city where I was born ?

Forever ?

Should I put Bangkok or Paris into my bed ?

Forever ?

Oui forever

Fidélité. Avez-vous votre carte, oui avez-vous votre carte ?

Rafistolée sans cesse

Chirurgie inesthétique

Une pute de village

Vautrée dans sa couche romantique

Chauffé par des passages

A l’acte

En ce qui me concerne mon lit est

Partout

Comme celui d’un chien, oui , exactement

Mais un chien pas très commun

A fuckin’ dog from hell !

Comme on les appelle

Je crois que je vais m’installer ici

Mais pour un court instant seulement, ne rêvez pas

Il se trouve que, je reste le plus souvent,

Debout

En mouvement

Et je cours

Vous savez, je vous aimerai quand même

Even if you

Still wanna

Call

Me

The infidel.

 

AA


 

 

Posté par Alexxandra à 04:33:00 PM - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 05 septembre

Je sais.

Certes, la photo ci-contre est un peu "triviale".                                       la_trouille_que_la_chaise_casse
Mais elle illustre parfaitement mon état d'esprit du moment.
Type pression OUILLE que je me colle AÏE sur les épaules RHAA LA VACHE pour d'obscures raisons.
(Plans are my own private paradisiac islands, anyway).

Dans un premier temps : co-écriture du scénario de "The infidels" avec Giasco Bertoli.

Rule number one: surtout oui surtout, balancer mon caractère de merde au fond d'un trou pour que tout roule voire fonce, voilà, c'est dit et NON je ne me tire pas du tout une balle dans le pied en l'avouant, je ne peux de toutes façons jamais me cacher bien longtemps)
Voilou.
Ah oui, juste une dernière chose : EVERYTHING will be ok.
Evidemment, ceci s'adresse à une personne en particulier ( qui doit penser que je lui ai tourné le dos et que je ne l'aime pas mais qui se gourre grandeur). Pof c'est fait.

Et j'embrasse Joel Houssin cet ange.

:-)

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lundi 20 juillet

Back.

Alors voilà. ( tite parenthèse avant le blabla: j'ai redécouvert mon Myspace, pauvre chose laissée à l' abandon depuis des années, je viens de le réactiver, alors ceux qui en ont un zossi, z'êtes welcome http://www.myspace.com/furioza  )

Au programme : un manuel type guide de survie dont je parlerai davantage une fois prochaine   burj_dubai_tower0603
ET un bouquin que l' on estampillera thriller
Ces deux projets se feront à plusieurs mains ( 4 si je compte bien )
Non, je ne me suis pas transformée en une sorte de pieuvre
Il se trouve que la collaboration a du bon ( non je mens en fait, parce que l'un des deux: généralement l'Autre, finit toujours par emmerder torpiller bananer le projet et tout seul on ne peut rien faire ou pas grand chose, en fait there's no choice ou juste celui de l'embarras)
Bon...
A little less conversation, a little more action.

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mercredi 29 avril

Bordel

Nan je fiche pas RIEN. Je suis en plein chantier mssieurs-dammz. C'est vrai que je fais museau depuis un temps certain. Mais, a lot of things are going to deboule. Sans_titre

Yé né soui pas oune :  machine !

( mais je tends à le devenir ).

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samedi 21 mars

Signature chez Loddé-Privat

Eh bien voilà, c'est fait. ça s'est super bien passé, François de chez Loddé, toujours aussi adorable.

Des gens curieux, pas chiants, polis ( oui ça m'étonne à chaque fois). Et comme on le constate sur la photo ci-contre, j' ai pas franchement l'air d'avoir été maltraitée.CIMG0012

Ok. Next...

CIMG0003

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Kassdedi

Ben oui je peux bien me la jouer Booba cinq minutes...                             tag

Bon.

Je signe Furioza cet après-midi à la librairie Loddé-Privat ( à Orléans )

à partir de 15 heures

Pof.

And kisses.

AA

Posté par Alexxandra à 08:18:01 AM - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 23 février

Attache-parisienne ( début de Velcro)

  pendentif_arete_20poisson_metal

Il fallut faire une petite incision à la base de son cou pour que le fin tuyau entre et que l’air y glisse : madame Schüller, occupante de la chambre 111, pouvait de nouveau respirer et s’en prendre à la lame de douze.

Pas moyen de crever dans cette baraque ! A-t-elle hurlé lorsqu’on enleva la canule. Six mois qu’elle demandait ça, la mort, depuis le décès de son Jacques.

Elle a craché, dégluti, reniflé, et ça passait la vie.

La vieille va se venger pour tout ça me dit Denis, faut préparer des draps propres !

J’ai dit oui, oui,  je sais bien ce qui nous attend.

                                                                       *

C’est un fait. Les farfelus capables d’affirmer « qu’un hôpital, c’est un hôpital » n’ont certainement jamais couru touché ni même humé ces couloirs-là.

Par « hôpital », tout individu à peu près sensé, et surtout qui ne cherche pas les histoires, entendra volontiers  « tripes à l’air », « cervelles filantes », « pronostiques non engagés ». Du velours, en somme. Et n’importe qui sans grand effort imaginera le tableau, persuadé que l’œuvre présentée se passera de bavardages rebattus.

Cet hôpital si particulier dont je parle est ce que l’on appelle un hospice, c’est à dire un camp où les vieux sont FAITS pour y être vieux. Je vais tout de suite planter mon panneau de mise en garde : on n’est pas au musée ici, et on n’est pas au cirque non plus. Personne pour applaudir. Personne pour apprécier une quelconque féerie. Ça n’est notifié sur aucun contrat, que je sache. De plus, je certifie que les rares cascadeurs, simples passants, et autres paumés qui franchissent le seuil, sont loin de faire des acrobaties qui justifieraient des houra, et ils sont tout aussi peu alertes lorsqu’il s’agit de se dévisser le cou pour déposer baiser sur mère-grand. Tout juste s’ils ne les épargnent pas de la plus insignifiante démonstration câline, et je ne parle même pas de paroles douces ou de tapes dans le dos, je fais modestement allusion : à un simple COUP D’OEIL. Et ils se mettent à rechigner comme des gosses de quatre ans devant une platée de brocolis, rien qu’à la vue d’une de ces loques abruties et coulantes comme des calendos.

Je sais que c’est moche un vieux, et en toute objectivité, ça pue. On déglutit péniblement à l’approche de ces chambres, moi la professionnelle y compris. C’est dire si je sais exactement comment ça se passe dans n’importe quelle tête.

Plantons le décor: les visiteurs se présentent à la réception : bonjour je suis un neveu, ou bien : je suis un lointain cousin. Un proche parent ? Ah non surtout pas JAMAIS.

Ils refusent d’être génétiquement tout près de ces vieux parce que les vieux ça porte la poisse et ils pourraient refiler leur Parkinson en moins de deux, on ne sait jamais.

De toutes façons, bon nombre de pensionnaires ici sont incapables de distinguer une lunette de toilettes d’un bol de soupe, alors de la chair, du sang, des souvenirs ! Leurs proches pourraient bien être des chimpanzés qu’ils n’y verraient que du feu.

Il m’arrive de me demander pourquoi ces gens viennent, et pas seulement lors des fameux moments sombres, et non je ne les mets pas tous dans le même cabas, c’est vrai, il y a dans le lot des visiteurs aimants et pathétiques, qui rendent visite par plaisir, sans nul doute. En ce qui concerne les autres, et là je ne fais qu’utiliser bêtement un sens de l’observation des plus primitifs, leur but est simple, ils viennent quémander un peu de sainteté, ou bien une conscience pas trop sale, au mieux une auréole grand modèle.

Ils ne viennent certainement pas remplir un cœur.

On le sait bien, mais ça nous rend presque joyeux, c’est fou comme on est prêts à accepter n’ importe quel mensonge tant il est rafraîchissant de voir des bobines qui viennent de l’extérieur, semblables à celles que nous ne fréquentons même plus. (Travailler de nuit implique l’oubli total ou partiel de toute vie sociale et extérieure au lieu de travail, il est très courant de n’avoir essentiellement que des amis d’un genre très commun c'est-à-dire des gens qui travaillent le jour alors que nous dormons et qui nous invitent à des fêtes alors que NOUS travaillons, autant dire que les amis en question détalent vite fait pour se regrouper avec leurs semblables : des vrais gens, et comme ils ont raison).

Je ne fais pas de nous des suppliciées, tout comme je n’érige pas ce métier de gardienne de tombes en ouvrières de la Passion type Saintes Maries. Je crois simplement être devenue ce que je redoutais: une grande conne, une ironique, une vieille. Comme eux. Et ça se voit : je tape familièrement dans le dos du moindre vainqueur trouvant l’entrée de cet endroit, comme s’il était un vulgaire gagnant de tombola. Un pauvre type. Et je lui demande son nom, son numéro de téléphone et le petit papier je le plante sur un pic en fer avec ceux de tous les autres joueurs anonymes.

On s’en tape de leur numéro, ils ne serviront qu’une seule fois. Quand on leur apprendra que.

Souvent, quand les visiteurs épèlent leur nom, on n’écoute même pas, on n’est pas des amateurs, on se fiche de tout autant qu’eux. Et il ne faut pas compter sur moi pour leur sourire, je ne suis pas une commerciale, je n’ai rien à vendre. J’indique seulement le numéro de la chambre. La bonne route à emprunter. Comme un agent de circulation ou bison futé. Le sourire, c’est en option et je n’ai pas à en faire des tonnes ni à distribuer ma bonne humeur à qui la demande. Ma liesse est proportionnelle à mes honoraires, c’est ma dignité après tout.

Mais parfois j’avoue faire quelques entorses et sourire avec plaisir à un vieux plus qu’à un autre. Comme ça. La tête du client est reine.

C’est compliqué de ne pas céder à l’ironie envers ceux qui ne poussent pas la porte. Quelque part je les comprends, moi, je suis payée pour. Seulement, il faut avouer que le terme hôpital ne projette pas toujours un résumé juste.

L’hôpital, j’en conviens, c’est beau, ça répare, ça rend la vie. Et quand ça la prend, quand ça l’arrache, oui c’est triste, je sais bien que c’est triste.

Mais je dois rafistoler l’image de « l’hôpital » très spécial dans lequel je travaille, parce qu’il doit sûrement y avoir un tas de méprises à son sujet, alors je confirme : d’ici, on ne ressort qu’en steaks hachés. Emballés pesés, ruinés de tout. Des vies construites méthodiquement et longuement comme ça pour rien, cent ans à palpiter pour nada. Comme un petit coup de pied de gamins dans une termitière. Toutes bêtes dehors. Une baffe ou non de la part des parents devant la cathédrale disparue et terminé.

Ah oui c’est odieux, c’est minant de savoir ça. On ne vit plus pareil après. Mais quand on ramasse de la mort, je ne sais pas pourquoi et peut être que je ne cherche pas non plus à le découvrir, mais voilà : tout ça, la vie, l’acharnement, ça nous paraît soudainement capital.

La vieille Schuller, a qui on vient de reverser sans intérêt à peu près un mois de vie, va maintenant faire un bon gros dodo. Elle peut, c’est un sacré cadeau meilleur au goût que du fric, ce qu’on vient de lui faire.

Elle peut sourire à présent, je la vois sourire, quand on voit les commissures de leurs lèvres amorcer un mouvement vers le haut, on conclut qu’ils sourient. Elle dort je crois. Non, elle va mieux. Elle remercie. Elle hurle peut-être.

D’ailleurs, ils peuvent tous s’y mettre et jouer les castras, ça n’est pas le souci majeur dans ce boudoir. Le pire c’est le rythme fou. Ici le temps n’a pas capitulé. On n’est pas dans l’émission « les chiffres et les lettres », les cartes se distribuent à la cow boy et autant prévenir, il n’ y aura qu’une seule et unique partie. Black Jack, chemin de fer, machine à sous : les gains tomberont comme d’effroyables diagnostiques. Le casino l’emportera à tous les coups et du temps pour disserter y’en aura pas, vous comprenez ?

La preuve : trois minutes plus tard, la zone de turbulence s’est déplacée. Chambre 101. Depuis laquelle un vieux crie plus rauque que d’habitude. Il prétend mériter un peu de morphine liquide. Ça c’est leur refrain. Ils sont en boucle les salopards.

Ah oui, des opiacés ? Rien que ça ! Les vieux connaissent tous les médicaments et tous les stratagèmes pour en avaler. A croire que ces hosties ont le goût de rillons à la moutarde. La morphine, c’est le seuil dernier, quand les organes perdent leur place habituelle, pour tout autre cas,  ils doivent comprendre qu’il y a encore de la route, que leur corps peut tenir. Dans un monde parfait, les vies seraient courtes.

Le médecin-chef (le docteur Geignaud qu’on appelle à mi-voix « le geignard ») nous a ordonné de ne rien leur céder de plus, qu’ils pourraient y passer avec tout ce qu’ils ingurgitent déjà tous les jours. J’informe alors le sénile du refus, espère qu’une conversation des plus courtes règlera l’affaire. Des insultes ? Je suis sourde. Il a choppé mon poignet, donnez moi de la morphine, saleté ! (Pas pour de vulgaires reflux d’estomac enfin).

Delphine la stagiaire, me dévisage, relève les babines, me pense salope. Elle brandit son indignation comme un manuel relié cuir : crédible et incontestable niveau qualité puisqu’ il a traversé les âges. Selon ses propres termes, elle désire s’entretenir « en tête-à-tête avec le pensionnaire ». En tête-à-rien ! Je ne suis pas sûre qu’il en ait encore une.  Mais je lui accorde : certains « anciens » savent parfaitement le degré de vétusté de leur organisme, le devis est souvent clair dans leur esprit, et les barbarismes que sont les noms de médicaments sont pour eux aussi familiers que n’importe quel ingrédient de potage, une simple retranscription de recette de cuisine. En une ou deux semaines de séjour il est possible de maîtriser chaque vocable des tauliers, et ça peut rapporter gros : négocier ces petits cachets blancs dans la langue de l’ennemi entraîne parfois sa flexion. Un gémissement en « plex », un beuglement en « ylène » et caramba ! « les remèdes » comme disent les vieux, tombent droit dans leur gosier comme des délices au saint-doux. Ce qu’on récolte ? La paix. En plus du lien verbal possible entre le vieux et l’Homme.

C’est vrai, il faut au minimum leur reconnaître cette vertu. C’est un soulagement de se rendre compte que  cet endroit n’est pas un cabinet vétérinaire où la moindre bestiole refuse les drogues en bloc, à moins qu’on la neutralise au pistolet. Même un rat, un con de rat, repérerait un valium fondu dans un livarot géant. L’octogénaire, lui, est nettement moins gâté : odorat zéro. Du coup, inutile de faire du catch avec eux, ils desserrent ce qui leur reste de dents à la vue du moindre « car en sac ». On ne sait jamais, dès fois qu’une infirmière ferait une bourde et confondrait le bonbon avec du cyanure. C’est qu’ils voudraient en finir pour la plupart. On fausse tous leurs plans avec nos conneries de vouloir les conserver comme des haricots en bocaux. Ils se tiennent donc prêts à dégainer tout mécanisme d’attaque, morsures, coups de griffes, coups de bec pour une ordonnance pleine. Toutes proportions gardées, tout Alzheimer exclu bien sûr. C’est que le vieux est conscient de ses possibilités, il a la « gagne ». Il peut venir crever à vos pieds comme un lépreux attendrissant et la seconde suivante piller sans cagoule l’intégralité de vos nerfs. Non je ne vous donnerai RIEN.

Pour l’instant, Delphine tape du pied et je sais parfaitement ce qu’Elle (la très-trop jeune arrivante et tendre illusion) compte faire, elle veut être la soigneuse du mois. Bravo ! Dans une heure il fera nuit et la nuit la mort geindra. Couinera. Balancera les oreillers contre la porte. Patience.

Quand elle était à l’école, « petite crédule parmi les hommes » recopiait méticuleusement ses leçons sur le côté primordial  de s’informer avec le plus grand sérieux de l’état de santé de chaque vieux, et ce oralement, pas seulement en consultant la fiche du gravas. (L’infirmière jouit par l’oreille).

Le jour de l’ examen, elle dû dégager, en deux pages minimum avec une marge de trois carreaux, l’importance d’établir un contact humain avec ce genre de personnes, et la nécessité d’entendre l’étendue des dégâts de la bouche-même du corps. La réponse à cette question serait notée avec un coefficient quatre. Elle remplit sans peine l’équivalent d’ une feuille double à petits carreaux, remportant après trois semaines d’attente fébrile, la note de quatorze sur vingt, ce qui lui assurait une place dans un hôpital cher et propre.

Fine mouche pousse la porte de la 101 et articule sans pouffer de rire : racontez moi un peu ce qui ne va pas… Le vieux en redemande. Il fait tapis : Je vais y passer cette fois, je vois le tunnel...

C’est un squelette qui vous a au bluff, vous ramasse comme sa mise et s’enfuit son sang tel le bolide sur son circuit. L’apprentie ressortira de la chambre vaincue. La « déchetterie » agoniserait plutôt demain, sécrétion grumeleuse au nez, elle s’était endormie.

Hep, la nymphe, tu en verras ici des ressuscités.

Posté par Alexxandra à 05:26:00 PM - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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