lundi 28 juillet
FuriozA !!!!
Big up pour FuriozA ! Qu'il sorte ! ( d'ailleurs j'ATTENDS les premières épreuves d'une semaine à l'autre mais il semblerait que je sois éternellement condamnée à poireauter, n'ayant aucun pouvoir sur la lenteur d'autrui... Ah si je pouvais utiliser le fouet comme les contremaîtres égyptiens lors de la construction des pyramides...Eh oui, visiblement la mise en page de ses quelques malheureuses feuilles se révèle plus lente que ne le fut l'écriture-même de ce bouquin, allez comprendre...L'équivalent serait d'attendre un bébé neuf mois et de pousser pour que celui-ci sorte pendant à peu près... six ans, absurdité quand tu nous détiens. )
Bon, ça, c'est dit.
Ensuite frappera "Velcro"...
Je pense reprendre le chemin d' une histoire noire dont je viens de trouver le titre : Risikô.
L'idée est plus que récente ( limite trouvée en temps réel) et je n' ai pas encore noirci un seul fichier word...
( en fait je mens, j'ai biensur déjà écrit une vingtaine de pages et calé mon histoire mais dans le jargon littéraire " je n' ai rien fait means : j' ai pas fini, repassez plus tard )
Velcro me faisant du pied pour exister l'an prochain, Risikô naitra en 2010.
Mais c'est déjà un thriller de se projeter aussi loin.
FuriozA ( a piece of )
"Certaines personnes ont beaucoup de chance. Elles meurent allongées dans un lit, vêtues de coton, de douces matières enlacent leur corps et la nuit les emmène au plus loin qu’on puisse rêver. Pas de cri. Pas d’artère pulmonaire qui éclate de peur. Juste un disque qui finit de tourner. Dans mon cas précis, il avait fallu plusieurs minutes pour que je m’éteigne. La pluie tombait sur ma tempe droite et rigolait sous mon œil pour se faufiler tout contre ma narine et goutter comme un robinet, par terre. L’agriculteur avait fait mine de ne pas me reconnaître tout de suite. Je crois que le client en voiture bleue ne m’avait jamais vue ailleurs que dans cette rue. J’avais dansé pour lui et cette image l’avait ravi pour toujours.
Avant je ne croyais pas à cet état de grâce qui suivait la mort clinique, à ce que l’âme soit si costaude, qu’elle pouvait vous survivre et voyager autour de vous de cette façon. J’avais comme un œil de caméra braqué sur un cadavre, blanc et bleu par endroit. Mes pupilles étaient dilatées et fixes sous la lampe torche du flic, je ressemblais à un merlu sur un étal de poissonnier. Ça sentait la terre fraîchement battue, des plumes d’oiseaux longeaient le champ. Des pies ou des corneilles annonçaient un festin au dessus de ma frêle charogne. Le jeune flic a dit : je crois que je vais gerber."
A tous les auteurs aussi sombres que leur choix d'écriture: James Ellroy, Bret Easton Ellis, Mo Hayder et autres du même sang, au réalisateur inquiet donc poète qu' est David Lynch, à Alain Bashung le tireur d'élite, merci d'exister.
Commentaires
Hum, ça donne envie !
merci !
Merci! j'espère que le reste sera à la hauteur...
Furioza a été très agréable à écrire, j'espère qu'il le sera tout autant, en terme de lecture...à suivre
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